Je vous dirais qu'on ne voit pas toujours les "mudas" (gaspillages en japonais).
Les huit formes de gaspillages qu'il faut connaître pour les reconnaître sont la surqualité et/ou la surproduction, la sous-utilisation des compétences, les déplacements inutiles, le stockage, les mouvements inutiles, les opérations inutiles, les temps d'attente et les défauts de qualité.
Ces gaspillages prennent différentes formes au sein des entreprises, mais une chose commune les unit tous: des énormes pertes encourues. Réfléchissez un peu! Non. Imaginez plutôt une entreprise sans ces formes de gaspillages! Ce serait l'entreprise IDÉALE. Mais comme la perfection n'existe pas, on ne peut que s'améliorer et se rapprocher le plus possible de cette perfection.
C'est ce concept de "mudas" de la production qui m'a fait penser au "mudas" de la gestion. La gestion à l'américaine est ponctuée de "mudas", surtout en ce qui concerne la gestion de la discipline: une gestion unidirectionnelle où il peut n'y avoir qu'un coupable soit l'EMPLOYÉ. Ces règles, ou plutôt ces formes apparentes de règles, doivent-elles être remises en question elles-aussi?
Ce n'est pas que les gestionnaires soient méchants ou mal intentionnés, ils ne veulent que se faciliter la vie au travail; ce qui est tout naturel. Ils croient souvent que la création de règles leur évitera de la gestion inutile, mais c'est le contraire qui se produit: il se noient dans la gestion de ces règles et de leur application et, surtout, dans la gestion des exceptions à ces règles; parce qu'il y a toujours des exceptions. Ainsi, ils ne créent pas des règles, mais bien des contraintes qui font obstacles à l'atteinte des objectifs de l'organisation dont ils sont d'ailleurs les mandataires.
Il faut éviter ces contraintes qui se présentent sous formes de règles et qui empêchent l'entreprise d'atteindre ses objectifs. Légitimons les objectifs organisationnels et ciblons efficacement les règles qui permettent de les atteindre. Ne semons pas de mines sur le chemin qui doit mener à l'atteinte de ces objectifs.
Le gestionnaire, je le répète, a le mandat clair d'atteindre ces objectifs et doit se rappeler que son rôle de gardien du "bien organisationnel" transcende son intérêt personnel.
Qu'en pensez-vous? Avez-vous des exemples à me donner pour alimenter ma réflexion?
En tout confidentialité, vous pouvez aussi utiliser mon Facebook ou m'envoyer un courriel. Merci