jeudi 30 décembre 2010

Les "mudas" de la gestion

J'y réfléchis encore, mais voici les "mudas" de la gestion qui me semblent intéressants:

-La sur-information ;
-La sous-information ou la rétention d'informations;
-Le sur-contrôle (sur-gestion de la discipline et des règles, sur-directivité et prise de décision unilatérale);
-Le laisser-faire;
-La sous-utilisation des compétences des autres gestionnaires ou des employés
-L'isolement du gestionnaire à son niveau hiérarchique (déplacements peu fréquents sur le plancher de production de biens ou de services), et ;
-Le manque d'adhésion ou la non-adhésion aux objectifs de l'entreprise.

Je crois qu'il faut changer la vision du gestionnaire qui regarde de haut tout ce qui se passe en bas. Il faut, pour se faire, changer d'angle, se voir comme partie intégrante de cet univers qu'est l'entreprise et analyser son comportement et son impact au sein de cet univers.

Qu'en pensez-vous?

Patric


mardi 28 décembre 2010

Les gaspillages et les règles de gestion

Je vous dirais qu'on ne voit pas toujours les "mudas" (gaspillages en japonais).

Les huit formes de gaspillages qu'il faut connaître pour les reconnaître sont la surqualité et/ou la surproduction, la sous-utilisation des compétences, les déplacements inutiles, le stockage, les mouvements inutiles, les opérations inutiles, les temps d'attente et les défauts de qualité.

Ces gaspillages prennent différentes formes au sein des entreprises, mais une chose commune les unit tous: des énormes pertes encourues. Réfléchissez un peu! Non. Imaginez plutôt une entreprise sans ces formes de gaspillages! Ce serait l'entreprise IDÉALE. Mais comme la perfection n'existe pas, on ne peut que s'améliorer et se rapprocher le plus possible de cette perfection.

C'est ce concept de "mudas" de la production qui m'a fait penser au "mudas" de la gestion. La gestion à l'américaine est ponctuée de "mudas", surtout en ce qui concerne la gestion de la discipline: une gestion unidirectionnelle où il peut n'y avoir qu'un coupable soit l'EMPLOYÉ. Ces règles, ou plutôt ces formes apparentes de règles, doivent-elles être remises en question elles-aussi?

Ce n'est pas que les gestionnaires soient méchants ou mal intentionnés, ils ne veulent que se faciliter la vie au travail; ce qui est tout naturel. Ils croient souvent que la création de règles leur évitera de la gestion inutile, mais c'est le contraire qui se produit: il se noient dans la gestion de ces règles et de leur application et, surtout, dans la gestion des exceptions à ces règles; parce qu'il y a toujours des exceptions. Ainsi, ils ne créent pas des règles, mais bien des contraintes qui font obstacles à l'atteinte des objectifs de l'organisation dont ils sont d'ailleurs les mandataires.

Il faut éviter ces contraintes qui se présentent sous formes de règles et qui empêchent l'entreprise d'atteindre ses objectifs. Légitimons les objectifs organisationnels et ciblons efficacement les règles qui permettent de les atteindre. Ne semons pas de mines sur le chemin qui doit mener à l'atteinte de ces objectifs.

Le gestionnaire, je le répète, a le mandat clair d'atteindre ces objectifs et doit se rappeler que son rôle de gardien du "bien organisationnel" transcende son intérêt personnel.

Qu'en pensez-vous? Avez-vous des exemples à me donner pour alimenter ma réflexion?

En tout confidentialité, vous pouvez aussi utiliser mon Facebook ou m'envoyer un courriel. Merci

mercredi 22 décembre 2010

Enfin! Mon site Web

Après maints efforts, mon site Web: "De Concert Formation-Conseil" à www.patricdugas.com

Faites vos commentaires

Patric

lundi 6 décembre 2010

Les règles: un moyen comme un autre pour atteindre ses objectifs

Je suis un gars de principes et de règles. Mes anciens patrons et collègues, comme mes amis les plus proches me font souvent cette remarque; souvent sous forme de reproche. Pourtant.

Récemment, quelqu'un m'a appris -comme si c'était un des principes de base d'un homme d'affaire- que pour réussir dans le monde des affaires, il fallait passer par-dessus ses propres principes. "Si c'est le prix à payer", dirait l'autre.

Bien que je considère que parfois les règles -surtout celles qui meublent le monde du travail- soient à non-valeur ajoutée, je crois fermement que celles qui régissent ma vie autant personnelle que professionnelle sont à valeur ajoutée du point de vue de ma propre morale.

Ces règles, qu'elles soient personnelles ou propres à une organisation, tendent vers des objectifs biens précis et définissent, de par le fait même, les moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour atteindre ces objectifs.

Tout comme les règles organisationnelles, mes règles personnelles déterminent les comportements à adopter et les limites à ne pas franchir pour atteindre des objectifs biens précis.

Je crois plutôt que pour réussir une entreprise , il faut, au contraire de l'autre conseiller cité ci-haut, des objectifs clairs, des principes fondamentaux et des règles; en s'assurant toutefois que ces dernières ne fassent pas obstacle à l'atteinte de ces objectifs. Telle est la définition que je donnerais à une règle à valeur ajoutée.

Je poursuivrai ma réflexion sur ce blogue et partagerai avec vous un modèle théorique et une méthode pratique que j'ai développés afin d'identifier efficacement les règles à valeur ajoutée et les règles à non-valeur ajoutée.

On oublie souvent que les règles doivent être facilitantes plutôt que contraignantes. Et de s'en rendre compte peut faire toute une différence, LA différence.

Patric Dugas